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SANTÉ - NÉGOCIATIONS, RÉQUISITIONS ET LIBERTÉS SYNDICALES : Le Sames durcit le ton contre sa tutelle

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SANTÉ - NÉGOCIATIONS, RÉQUISITIONS ET LIBERTÉS SYNDICALES Le Sames durcit le ton contre sa tutelle Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal dénonce l’absence de réponses concrètes à ses revendications. Face à la presse, Dr Ibrahima Sow a également exigé la réintégration du re...

SANTÉ - NÉGOCIATIONS, RÉQUISITIONS ET LIBERTÉS SYNDICALES Le Sames durcit le ton contre sa tutelle Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal dénonce l’absence de réponses concrètes à ses revendications. Face à la presse, Dr Ibrahima Sow a également exigé la réintégration du responsable de sa section au Coud et contesté les conditions des réquisitions intervenues pendant la grève générale. « Trois rencontres, trois mascarades. » Le jugement de Dr Ibrahima Sow sur les discussions avec le ministère de la Santé est sévère. Face à la presse, le responsable chargé de la presse et de l’information du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) a dénoncé l’attitude de la tutelle depuis le dépôt de la plateforme revendicative et du préavis de grève, le 10 juillet 2026. « Depuis 109 jours exactement, c’est le silence total, c’est le mépris, c’est le dilatoire », a-t-il déclaré. Il présente la rencontre du 16 octobre comme « le summum de l’irrespect », reprochant aux représentants du ministère de s’être présentés sans propositions concrètes, avec « un dossier recyclé ». « C’est une insulte à l’intelligence de tout le personnel de santé et principalement du corps médical », s’est-il indigné. Selon le syndicaliste, les interventions de facilitateurs et les médiations de hautes personnalités n’ont pas permis de débloquer les discussions. Il a notamment évoqué des rencontres au Haut Conseil du dialogue social et au décanat de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie de l’Ucad. Le Sames regrette, malgré ces démarches, ce qu’il considère comme une passivité des autorités dans la recherche de solutions. Pour Dr Sow, l’apaisement du climat social dans la santé suppose une volonté de l’État de répondre aux revendications du syndicat. La plateforme du Sames porte notamment sur l’élaboration d’un statut spécial pour le corps médical et le recrutement des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes dès la fin de leur formation. Le syndicat demande également un cadre réglementaire garantissant des promotions objectives et une mobilité rationalisée, intégrant la performance dans la gestion des ressources humaines. La révision des textes relatifs à la spécialisation, ainsi que la prise en charge des difficultés liées aux bourses, au logement et aux primes, figurent aussi parmi les préoccupations exposées. Le Sames réclame par ailleurs une pension de retraite équivalant à 80 % du dernier salaire et un régime indemnitaire qu’il juge équitable par rapport aux corps de même hiérarchie. À ces demandes s’ajoute celle d’infrastructures sanitaires adaptées, dotées d’équipements de pointe et mieux réparties sur le territoire pour assurer un accès équitable à des soins de qualité. Au Coud, une réintégration exigée Le Sames dénonce également une atteinte aux libertés syndicales au Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud). Selon Dr Sow, la direction s’est séparée arbitrairement du secrétaire général de la section syndicale. Il qualifie cette décision d’« inacceptable », d’« arbitraire » et d’« antisyndicale », affirmant que le responsable concerné est sanctionné pour avoir défendu ses collègues. « Toucher à un secrétaire général de section, c’est toucher à tout le Sames, c’est toucher à tout le mouvement syndical sénégalais », a-t-il averti. Le syndicat exige sa réintégration immédiate et sans condition. Il annonce également son intention de saisir les instances nationales et internationales compétentes pour dénoncer ce qu’il considère comme une répression syndicale. Autre point de tension : les réquisitions intervenues lors de la grève générale menée avec le Front syndical pour la défense du travail (FSDT). Dr Sow les qualifie de « sauvages, illégales et abusives ». Il affirme que le Sames a, pour sa part, maintenu la prise en charge des urgences afin de préserver la dignité humaine. « La réquisition n’est pas une arme politique. C’est une procédure d’exception strictement encadrée par la loi », a-t-il soutenu. Le syndicat annonce qu’il ne reconnaîtra aucune réquisition ne respectant pas, selon lui, la procédure légale. Il met également en cause la responsabilité des chefs de service, directeurs et médecins-chefs qui participeraient à de telles pratiques. Tout en réaffirmant l’attachement du Sames aux valeurs de la République et son affiliation à la CNTS, Dr Sow a annoncé des évaluations régulières du mouvement. Le Bureau exécutif national prendra, au fil de celles-ci, les décisions qu’il jugera nécessaires. CHEIKH THIAM Section: social

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