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Mort d’Astou-Pierre : le récit d’une menace qui aurait précédé l’attaque à l’acide

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Astou-Pierre, 40 ans, est décédée après avoir été attaquée à l’acide dans le restaurant où elle travaillait. Dans un reportage, L’Observateur recueille les témoignages de proches qui décrivent des menaces répétées et une longue période de souffrance avant sa mort. À Liberté 4, la mort d’Astou-Pierre laisse une...

Astou-Pierre, 40 ans, est décédée après avoir été attaquée à l’acide dans le restaurant où elle travaillait. Dans un reportage, L’Observateur recueille les témoignages de proches qui décrivent des menaces répétées et une longue période de souffrance avant sa mort. À Liberté 4, la mort d’Astou-Pierre laisse une famille plongée dans le deuil. Selon L’Observateur, cette femme de 40 ans a succombé jeudi soir aux suites de brûlures provoquées par une attaque à l’acide, après plusieurs mois de soins. Le journal rapporte que Badara Guèye, présenté comme l’auteur présumé de l’agression, aurait régulièrement proféré des menaces à son encontre. Des proches lui attribuent notamment cette formule : « Si tu n’es pas à moi, tu ne seras avec aucun homme. » La famille décrit une présence devenue habituelle autour de la victime et affirme ne pas avoir mesuré toute la gravité du danger. Astou-Pierre aurait toutefois exprimé ses craintes. Une proche raconte qu’elle avait demandé à sa famille de ne pas laisser Badara Guèye entrer dans la maison. Elle aurait également confié qu’elle craignait de ne pas survivre à la menace qui pesait sur elle. L’agression s’est produite sur son lieu de travail. D’après le récit publié par L’Observateur, elle préparait un repas et échangeait avec ses collègues lorsque le suspect l’aurait appelée. À son approche, il lui aurait projeté un produit corrosif sur le visage. Le journal décrit des brûlures au troisième degré et un parcours médical éprouvant, marqué par des hospitalisations, des greffes et des soins répétés. La famille affirme que les menaces se seraient poursuivies après l’attaque. Des proches disent avoir installé une surveillance devant sa chambre d’hôpital, par crainte d’une nouvelle agression. Au restaurant, les versions recueillies diffèrent dans leur manière de qualifier le drame. Alors que des proches parlent d’un féminicide annoncé, un responsable de l’établissement évoque un « incident » et rappelle la reprise de l’activité. Pour la famille, cette distance contraste avec la souffrance endurée par Astou-Pierre jusqu’à ses dernières heures. www.dakaractu.com

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