Médias et cohésion nationale : Thierno Amadou Sy et Mamadou Diagne alertent sur la responsabilité des professionnels des médias
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Lors de la première édition des Grandes Conférences du Synpics (GRACS), organisée ce jeudi 15 octobre au Théâtre national Daniel-Sorano autour du thème « Médias et cohésion nationale », les journalistes Thierno Amadou Sy et Mamadou Diagne ont mis en lumière les défis liés à la responsabilité des médias, à l’identificat...
Lors de la première édition des Grandes Conférences du Synpics (GRACS), organisée ce jeudi 15 octobre au Théâtre national Daniel-Sorano autour du thème « Médias et cohésion nationale », les journalistes Thierno Amadou Sy et Mamadou Diagne ont mis en lumière les défis liés à la responsabilité des médias, à l’identification des professionnels de l’information et à la qualité des contenus diffusés. La responsabilité des médias dans la consolidation de la cohésion nationale a été au cœur des échanges de la première édition des Grandes Conférences du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics). À cette occasion, Thierno Amadou Sy, ancien directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (APS) et actuel responsable de RT Sénégal, ainsi que Mamadou Diagne, représentant de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), ont interpellé les acteurs du secteur sur leurs pratiques professionnelles. Revenant sur l’expérience de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS), Thierno Amadou Sy a rappelé le rôle des médias publics dans la représentation de la diversité linguistique et culturelle du pays. « À la RTS, on avait, après le journal de 12 heures en wolof, un journal en sérère, pulaar, mandingue, diola et d’autres langues », a-t-il expliqué, soulignant que cette démarche permettait de donner la parole aux différentes composantes de la société. Pour le journaliste, cette ouverture de l’espace médiatique doit nécessairement s’accompagner d’une responsabilité éditoriale assumée par les producteurs de contenus, les animateurs et les patrons de presse. « Si aujourd’hui les producteurs de médias ne sont pas connus, ne sont pas identifiés, si les animateurs ou les patrons de médias n’ont pas cette intelligence de comprendre que nous sommes un Sénégal, le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous, ça pose problème », a-t-il averti. Mamadou Diagne dénonce la « starification » des jeunes journalistes De son côté, Mamadou Diagne, représentant de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), a attiré l’attention sur un autre défi : la montée en visibilité de jeunes journalistes sur les plateformes numériques, parfois au détriment de la rigueur professionnelle. « Maintenant, on assiste à la “starification” des jeunes journalistes qui donnent n’importe quelles informations. Et c’est là qu’intervient la responsabilité des patrons de presse », a-t-il déclaré. Il a également déploré la difficulté croissante, pour le public, de distinguer les journalistes professionnels des autres producteurs de contenus sur les réseaux sociaux. Selon lui, cette confusion fragilise les repères des citoyens dans un environnement où l’information circule rapidement, sans que son origine ni sa fiabilité soient toujours clairement établies.
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