Nianing en deuil : Ibrahima Sène, le chef de village et artisan du consensus, est décédé
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La commune de Malicounda est endeuillée par la disparition d’Ibrahima Sène, le chef de village de Nianing, décédé ce samedi matin aux environs de 8 heures, à l’âge de 69 ans. À la tête de la localité depuis 2002, il avait succédé à son père, Malick Sène, dit « Siseer ». Selon plusieurs témoignages recueillis par Dakara...
La commune de Malicounda est endeuillée par la disparition d’Ibrahima Sène, le chef de village de Nianing, décédé ce samedi matin aux environs de 8 heures, à l’âge de 69 ans. À la tête de la localité depuis 2002, il avait succédé à son père, Malick Sène, dit « Siseer ». Selon plusieurs témoignages recueillis par Dakaractu Mbour, le défunt était connu pour son sens du dialogue et sa capacité à contribuer au règlement des différends entre habitants. Nianing perd l’une de ses figures coutumières. Ibrahima Sène a rendu son dernier souffle ce samedi matin, plongeant sa famille, ses proches et de nombreux habitants dans la consternation. Selon les recoupements de Dakaractu Mbour, son décès est survenu brutalement aux environs de 8 heures. Un de ses amis, qui avait rendez-vous avec lui, évoque également le caractère inattendu de cette disparition. Né en 1957, Ibrahima Sène avait 69 ans en 2026. Son départ marque la disparition d’un homme qui aura consacré plus de deux décennies à la chefferie de Nianing, dans le département de Mbour. Une histoire de chefferie transmise de génération en génération La trajectoire d’Ibrahima Sène est intimement liée à l’histoire coutumière de Nianing. Son père, Malick Sène, connu sous le surnom de « Siseer », avait succédé à Koor Djokel, décédé le 13 février 1955. Après le décès de son père en 2001, Ibrahima Sène avait pris la relève en 2002, poursuivant ainsi une tradition de chefferie familiale profondément ancrée dans la mémoire locale. Depuis lors, il a assumé cette responsabilité au sein de la communauté, au cœur des relations entre habitants et des enjeux de cohésion sociale. Un chef reconnu pour sa capacité à apaiser les tensions Au-delà de sa fonction coutumière, c’est surtout le profil d’un homme de consensus qui ressort des témoignages recueillis par Dakaractu Mbour. Selon plusieurs personnes qui l’ont connu, Ibrahima Sène privilégiait le dialogue et la concertation pour tenter de résoudre les différends entre les populations. Sa démarche consistait à écouter les parties concernées, à rapprocher les positions et à rechercher des solutions à l’amiable, parfois avant que les protagonistes ne sollicitent la justice. Cette capacité de médiation lui aurait valu l’estime de nombreux habitants. Dans une localité où les relations de voisinage et les liens communautaires occupent une place essentielle, son rôle de conciliateur était particulièrement apprécié, selon ces témoignages. « Nous avons perdu une icône, un grand homme est parti à jamais » : ces mots résument la douleur exprimée à la suite de sa disparition. Nianing perd un repère, sa mémoire demeure La disparition d’Ibrahima Sène dépasse le cercle familial. Elle touche une communauté qui voit partir l’un de ses anciens représentants coutumiers, après plus de vingt-quatre années passées à la tête du village. Son parcours rappelle le rôle que peuvent jouer les chefs de village dans la préservation du dialogue, la médiation des conflits et le maintien du vivre-ensemble. Pour ceux qui ont sollicité ses conseils ou bénéficié de ses interventions, son souvenir restera associé à la recherche de compromis et à l’apaisement des tensions. À Nianing, l’heure est désormais au recueillement et aux hommages. L’ancien chef de village s’en est allé, laissant derrière lui une histoire familiale liée à la chefferie et le souvenir d’un homme dont plusieurs témoignages saluent l’engagement communautaire. Que Dieu lui accorde Son pardon, l’accueille dans Son Paradis et apporte réconfort à sa famille, à ses proches et à toute la population de Nianing.
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