Feuille de route Électricité 2035 : Le ministère de l'Énergie dresse le bilan des réformes du compact MCA Sénégal II
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La secrétaire permanente à l'Énergie du ministère de l'Énergie et du Pétrole, Oumy Kaïry Diao Diop, a appelé à transformer les acquis du compact MCA Sénégal II en « résultats mesurables » et en « amélioration concrète dans la vie des populations ». Elle s'exprimait, au nom du ministre Dr Abdourahmane Cissé, à l'occasio...
La secrétaire permanente à l'Énergie du ministère de l'Énergie et du Pétrole, Oumy Kaïry Diao Diop, a appelé à transformer les acquis du compact MCA Sénégal II en « résultats mesurables » et en « amélioration concrète dans la vie des populations ». Elle s'exprimait, au nom du ministre Dr Abdourahmane Cissé, à l'occasion de la quatrième revue annuelle de la feuille de route Électricité 2035. « Si un projet peut prendre fin, une ambition nationale, elle, doit se poursuivre », a-t-elle déclaré. Pour la représentante du ministère, la rencontre est l'occasion de mesurer le chemin parcouru depuis l'adoption de la feuille de route en 2019. Le Sénégal a, depuis, engagé la transformation de son secteur de l'électricité avec l'appui du gouvernement des États-Unis, à travers la Millennium Challenge Corporation (MCC). Le projet Réforme, l'un des trois volets du compact, a constitué selon elle « l'un des leviers essentiels » de cette évolution. Oumy Kaïry Diao Diop a détaillé les avancées enregistrées : l'adoption du code de l'électricité de 2021 et de ses textes d'application, le renforcement de la régulation par une loi élargissant les missions du régulateur à l'aval gazier ainsi qu'à l'intermédiaire et à l'aval du sous-secteur des hydrocarbures, la progression des outils de planification au moindre coût et l'introduction de l'accès des tiers au réseau. Celle-ci doit, d'après elle, accentuer la performance du secteur. Elle a précisé que le projet visait aussi à doter la Senelec d'un bureau d'accès au réseau de transport et à l'appuyer dans la gestion de ses actifs, de la maintenance et des systèmes d'information géographique. La Commission de régulation du secteur de l'énergie (CRSE) a, de son côté, renforcé ses capacités institutionnelles, sa gouvernance et ses outils de régulation, avec le soutien du compact. Elle a aussi amélioré sa communication auprès du public et des consommateurs. La secrétaire permanente a rappelé que le régulateur doit veiller à la viabilité financière et économique de l'opérateur, tout en protégeant les consommateurs. Elle a relevé que ces réformes rendent le secteur « plus attractif pour les investissements privés », appelés à soutenir la croissance, à renforcer la capacité du secteur et à créer des emplois, notamment pour les jeunes. Sur les deux autres volets du compact, Oumy Kaïry Diao Diop a indiqué que le projet Accès permet l'électrification de plus de 300 villages, dans la perspective de l'accès universel à l'électricité en 2029, objectif du département et de l'agenda national de transformation. Le projet Transport a, quant à lui, financé le renouvellement d'infrastructures, dont un câble sous-marin, au profit de la Senelec et de ses clients. Sur les relations diplomatiques entre Dakar et Washington, elle a renvoyé la question à la chargée d'affaires des États-Unis. Elle a seulement indiqué que, « côté gouvernement », le compact, financé par un don américain, est salué pour les avancées qu'il a permises. Le défi, a-t-elle insisté, est désormais celui de la pérennisation. Celle-ci reposera sur les institutions bénéficiaires, à savoir la Senelec, l'ASER et la CRSE, chargées d'assurer la durabilité, l'entretien et la maintenance des équipements financés. Elle a plaidé pour « une appropriation nationale effective » des outils et des compétences développés, la poursuite des chantiers engagés et la consolidation des mécanismes institutionnels de suivi. Inscrivant ces engagements dans la vision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, elle a affirmé que « la souveraineté énergétique se construit dans la durée », grâce à des institutions solides, au renforcement des compétences nationales et à une action publique constante. « L'horizon 2035 peut sembler certes lointain, mais sa préparation commence aujourd'hui », a-t-elle conclu, en précisant que la réussite du projet sera jugée à la qualité du service électrique fourni, à la solidité des institutions et à la capacité collective à poursuivre la transformation.
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