Crédits spéciaux : Al Aminou Lo affirme que le président n’a « jamais refusé » leur encadrement et livre sa version des échanges en préconseil avec Sonko
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Le Premier ministre Al Aminou Lo défend l’utilité des crédits spéciaux tout en réaffirmant la nécessité de les encadrer. Dans une déclaration au ton ferme, il soutient que le président de la République n’a jamais refusé de réglementer leur utilisation et invite le groupe parlementaire PASTEF à poursuivre les discussion...
Le Premier ministre Al Aminou Lo défend l’utilité des crédits spéciaux tout en réaffirmant la nécessité de les encadrer. Dans une déclaration au ton ferme, il soutient que le président de la République n’a jamais refusé de réglementer leur utilisation et invite le groupe parlementaire PASTEF à poursuivre les discussions avec le gouvernement « dans la sérénité ». Les crédits spéciaux constituent l’un des points sur lesquels Al Aminou Lo a tenu à apporter des précisions. Pour le chef du gouvernement, leur poids dans les finances publiques doit être pris en compte dans le débat. Ces crédits représentent, selon lui, « 0,1 % du budget ». Une proportion qu’il invoque pour contester la perspective d’un blocage budgétaire sur cette question. « Et on va bloquer tout le budget parce qu’on est mauvais perdant ? », lance-t-il. Cette interrogation donne le ton d’une intervention dans laquelle le Premier ministre défend à la fois le maintien de ces moyens et leur encadrement. Al Aminou Lo rejette notamment l’idée d’un refus présidentiel de réglementer les crédits spéciaux. « Le président de la République n’a jamais refusé, jamais refusé de les encadrer », insiste-t-il, avant de livrer son récit d’un échange intervenu en préconseil. Selon ses explications, un projet de décret portant sur cet encadrement avait été transmis aux participants par courrier électronique à une heure du matin, un mercredi. Le président de la République aurait alors soulevé la question des conditions d’examen du document, estimant nécessaire de disposer du temps permettant une discussion sereine. « Monsieur le Premier ministre, comment pouvons-nous avoir un débat serein ? Vous nous envoyez un papier à une heure du matin », aurait déclaré le chef de l’État, d’après le récit d’Al Aminou Lo. Le Premier ministre rapporte également un engagement explicite du président : « Je ferai encadrer les crédits spéciaux. » À l’en croire, le chef de l’État avait demandé un travail complémentaire intégrant d’autres considérations, dont les résultats ne lui avaient pas encore été présentés au moment de cet échange. Sur cette base, Al Aminou Lo appelle le groupe parlementaire PASTEF à reprendre les discussions avec le gouvernement. « On se met autour de la table sur les crédits spéciaux », propose-t-il, en plaidant pour un examen du dossier dans la sérénité. Pour défendre leur utilité, le chef du gouvernement met en avant la prise en charge de situations sensibles ou urgentes. Il affirme notamment que ces crédits ont permis l’évacuation sanitaire de Sénégalais, parmi lesquels des fonctionnaires émérites, tombés malades de manière soudaine. À ses yeux, ces moyens permettent au président de la République et au Premier ministre d’intervenir dans des circonstances dont l’urgence s’accommode difficilement des délais des procédures ordinaires. « C’est ça, la fonction des crédits spéciaux », soutient-il. Son argumentaire s’accompagne d’un appel à la cohérence. « Un État doit fonctionner avec des crédits spéciaux. C’est ça, la responsabilité », déclare Al Aminou Lo. Il critique également le fait de remettre en cause leur utilisation après y avoir eu recours : « On ne peut pas, après trois ans les avoir utilisés, venir subitement vouloir en faire n’importe quoi. » Dans le passage transmis, il ne précise toutefois pas explicitement les personnes visées par cette remarque. Le Premier ministre aborde aussi le dossier des 19 entités évoquées dans les demandes du groupe parlementaire PASTEF. Il insiste sur la situation des Sénégalais travaillant dans ces agences pour justifier une démarche progressive. « Qu’on se précipite pour le faire, non », tranche-t-il. Al Aminou Lo assure néanmoins que le travail se poursuit et fixe une échéance : « Avant la fin de l’année, nous aurons fini de faire ce que nous devons faire. » Il rapproche cette prudence des difficultés rencontrées dans les discussions avec les syndicats sur les salaires, pour souligner les conséquences que peuvent avoir des décisions prises trop rapidement. Enfin, répondant aux exigences de sincérité budgétaire et de transparence, le chef du gouvernement affirme que ces objectifs sont également ceux de l’exécutif. « C’est ce que nous voulons, c’est ce que nous faisons », conclut-il.
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