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FINANCEMENT DE L’ÉLEVAGE : Le FONSTAB veut faire de Ndiaganiao un pôle de souveraineté alimentaire

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FINANCEMENT DE L’ÉLEVAGE Le FONSTAB veut faire de Ndiaganiao un pôle de souveraineté alimentaire C’est un symbole fort posé par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage. C’est à Ndiaganiao, commune du département de Mbour et terre natale du président Bassirou Diomaye Faye, que la...

FINANCEMENT DE L’ÉLEVAGE Le FONSTAB veut faire de Ndiaganiao un pôle de souveraineté alimentaire C’est un symbole fort posé par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage. C’est à Ndiaganiao, commune du département de Mbour et terre natale du président Bassirou Diomaye Faye, que la campagne nationale de vaccination du cheptel 2026-2027 a été lancée officiellement samedi dernier. En prélude, le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB), bras financier du ministère, a organisé le vendredi 24 octobre une journée d’information sur le thème : « Financer la chaîne de valeur bétail-viande pour une contribution durable à la souveraineté alimentaire ». Objectif : rapprocher ses mécanismes des éleveurs d’une commune à fort potentiel mais qui n’a jamais bénéficié de ses appuis. Devant une forte mobilisation d’éleveurs, de GIE de femmes et de jeunes, l’administratrice du FONSTAB, Fatoumata Bakhoum Diouf, a reconnu : « Pour le moment, Ndiaganiao n’a pas encore bénéficié de financements du FONSTAB dans le domaine de l’élevage. C’est d’ailleurs l’une des raisons de notre présence ». Un paradoxe pour une zone où l’élevage est central. « Les éleveurs connaissent très peu l’existence du Fonds », a-t-elle relevé. Mission : inverser la tendance. Le Fonds entend inverser la tendance en accompagnant les femmes et les éleveurs à se constituer en GIE ou à déposer des demandes individuelles. Il intervient via quatre leviers : la garantie de crédits bancaires, la bonification des taux d’intérêt, le refinancement des Systèmes financiers décentralisés (SFD) et le cofinancement de projets structurants. La bonification ramène les taux à 3 % pour l’investissement et à 5 % pour le fonds de roulement. Au-delà des outils, Mme Diouf a appelé à un changement de paradigme. « La souveraineté alimentaire ne se décrète pas. Elle se construit dans nos exploitations, nos fermes, nos GIE », a-t-elle martelé, alors que le Sénégal importe encore massivement lait, viande et animaux. Elle a fixé trois chantiers urgents : la reproduction, en investissant dans l’élevage ovin pour renouveler le cheptel plutôt que de se limiter à l’achat-revente ; la production fourragère, jugée vitale face au coût de l’aliment qui plombe la rentabilité ; et la structuration, en exhortant les GIE, notamment de femmes actives dans l’aviculture et l’embouche, à se formaliser en coopératives pour transformer localement et créer de la valeur ajoutée. Rappelant que « le financement est un moyen et non une finalité », elle a insisté sur le remboursement pour permettre à d’autres d’en bénéficier. Le FONSTAB attend désormais les premières demandes de Ndiaganiao pour contribuer à l’autosuffisance en produits animaux. Pape Mbar Faye Section: economie

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